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Commentaires

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Bibiscocote

Je me suis permis de te tagger.. bien sûr tu n'est pas obligé de jouer. Le règlement est sur mon billet du 3 juillet.

ghezzi morgalanti

Cher Pierre,
Ton article sur "Naples sous les ordures" est à la fois une analyse et un résumé très complet et bien clair. Evidemment ta fonction est celle d'observer et de reporter mais tu pourrais aussi rendre un fier service à l'Italie en dénonçant dans les media européens,avec plus de véhémence, les deux points que tu as très bien soulignés:
1) l'absence et recurrente de l'Etat et ce depuis toujours, pratiquement depuis l'unité de l'Italie en 1861 (lire les rapports confidentiels de Nigra à Cavour, 1859-1863)
2) l'incapacité de mettre à profit les fonds européens dûe très probablement à la corruption et à mille autres raisons bien propres au pays de "Pulcinella"...

Personellement je pense qu'il n'y a pas de solution possible pour Naples tant que l'Etat, L'Eglise et la Camorra cohabiteront, car il s'agit bien d'une cohabitation à plusieurs étages: tant dans la politique que dans le gouvernement de la ville (et la "Regione Campania"), dans les services de police, dans la santé publique, dans l'éducation et le tourisme etc etc.
La chanson? C'est bien joli mais je ne sais qu'y faire et pendant ce temps l'échelle du tourisme mondial voit dégringoler l'Italie, qui passe en ving ans, de la première à la cinquième place au bénéfice de l'Espagne, de la France, des EU etc .

Abbracci e bravissimo!
Carlo

Pierre Bayle

@ Catherine : bien sûr, je vais jouer à ce jeu... Juste le temps de le faire.

@ Carlo : d'accord avec toi sur le fond, mais pas possible de dénoncer quoi que ce soit avec véhémence. Ce n'est pas mon tempérament, et c'est peut-être pour ça que je n'ai pas fait une grande carrière de journaliste, je ne sais pas être véhément. Ce qui ne m'empêche pas d'exercer mon esprit critique avec ténacité.
Quant à l'Italie, qui n'est pas mon deuxième pays mais mon autre pays, je ne participerai à aucun travail de critique systématique parce que je conserve une immense admiration non pas pour son système politique - là nous sommes d'accord - mais pour la faculté d'évolution du débat d'idées. A part les socialistes, qui ont longtemps fait du sur-place (pire qu'en France, c'est peu dire), l'ensemble des formations politiques a manifesté en un demi-siècle une très remarquable capacité d'évolution et de créativité : extrême-gauche, gauche communiste et non-communiste, radicaux, démocrates-chrétiens de toutes tendances, et jusqu'à la droite et à l'extrême-droite. L'absence de dogmatisme, et j'oubliais les syndicats, est quelque chose que la France doit encore découvrir.

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