« Leg allemand en Chine | Accueil | Un petit air de Valls »

Familles je vous aime

La famille reste la valeur sûre du cinéma italien, avec toujours de la tendresse et de l'humour : "Ciao Stefano", nom français du film italien "Non pensarci" (N'y pense pas) de Gianni Zanasi, primé à Venise en 2007, est à mettre entre toutes les mains et réconciliera toutes les générations. Certainement pas le film du siècle, mais encore un film qui égaie une journée pluvieuse avec ce zeste de mélancolie qui est la marque de beaucoup de films italiens, la "saudade" brésilienne en plus léger.

L'histoire n'est pas résumable. C'est une famille moyenne constituée d'individus atypiques, comme dans toutes les familles, et où l'on retrouve dans le rôle du patriarche le petit industriel du Nord de l'Italie qui est à la fois un pilier économique, social et familial. Walter Nardini, joué par Teco Celio, incarne le symbole de la petite entreprise qui réussit et qui essaie de conserver un tissu familial fort. Les Nardini sont très représentatifs de cette Italie moyenne et qui réussit.

Stefano, le fils aîné, parti faire une carrière de guitariste de rock à Rome et qui bien  entendu rame de ne pas réussir, retourne un jour voir sa famile sur l'Adriatique. Le personnage est totalement réel et Valerio Mastandrea sonne juste, portant le film à lui tout seul, aidé par des dialogues ciselés.

Son frère Alberto (Giuseppe Battiston), qui a repris l'entreprise familiale, se débat dans des problèmes matériels, financiers, conjuguaux. Sa soeur Michela, la très belle Anita Caprioli, a interrompu ses études pour se consacrer aux dauphins. La mère cache sa déprime et son ennui en suivant des cours collectifs de yoga avec un "gourou".

Je ne veux surtout pas raconter les développements et rebondissements de cette famile à problèmes, avboués ou cachés, car le film se déroule tout seul et on ne s'ennuie jamais. Juste signaler la présence d'une autre actrice magnifique, Caterina Murino, dans le rôle pas forcément facile de Nadine. Elle est d'une présence et d'un naturel étonnants.

Sur fond musical très riche, où les airs d'opéra italiens alternent avec le rock, la critique sociale de cette Italie trop industrieuse et enfermée dans ses tabous et ses soucis quotidiens reste toujours légère. Ce n'est pas un film à thèse. Ce n'est pas même un film à "happy ending" à l'américaine, puisqu'on le quitte avec encore des portes ouvertes, et qu'on peut se raconter toutes les suites qu'on veut. Une évasion, une vraie !

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/t/trackback/718101/28688296

Voici les sites qui parlent de Familles je vous aime:

Commentaires

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas sur ce weblog tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Si vous avez un compte TypeKey ou TypePad, merci de vous identifier