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MD

La dérive présidentialiste est symptomatique de la régression affective de nos sociétés. Affective - au sens ou il s'agit, me semble-t-il, de la traduction d'une immaturité conduisant à la recherche d'une figure parentale (généralement paternelle, mais pas toujours) omnipotente et omnisciente, autoritaire mais rassurante, comme peut l'être un père ou une mère. La démocratie exige la maturité, et certainement pas l'abdication des responsabilités individuelles. Les "présidentiables" en France, aux U.S.A. ou ailleurs, sont aujourd'hui investis par "le peuple" d'une fonction qui ne devrait pas être la leur. Le culte de la personnalité prend des proportions démesurées, et les nouveaux Rois sont des produits de la société de consommation. Comment les élus, représentants du peuple, ont-ils pu, en France, se laisser déposséder de leur rôle et orchestrer leur dévalorisation, en votant la synchronisation des élections présidentielles et législatives ? Le régime politique n'est du reste pas une protection contre cette dérive, car seule la conscience et l'éducation de la population peuvent l'éviter. L'exemple italien est éloquent, avec un premier ministre qui se comporte en empereur... Sans contester l'utilité d'un "leader", mobilisateur des énergies, animateur des débats, garant du respect de la Loi et de la constitution, je ne supporte pas d'entendre un président dire "Je veux, j'ai décidé, je, je, je..." comme si le parlement n'était qu'un subalterne et non le lieu où le peuple doit exprimer sa volonté.
Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa force...

Merci pour ce blog libre et solidaire, mais aussi modeste et génial (pour reprendre les termes d'un poète radiophonique contemporain).
Cordialement

pierre

Merci de ces appréciations excessives, mais plus encore merci de cette connivence intellectuelle. Quand on rame à contre-courant, il est parfois réconfortant de penser que c'est le courant qui se trompe. C'est le prix de la liberté, surtout de la liberté de penser. Sur la dérine présidentialiste, on en arrive en France come en Italie à une dérive qui rejoint la caricature, et on n'est pas encore arrivés au bout puisque le "Premier" italien rêve encore de se faire élire président...

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